Stop ou encore ?
Lors de ce séjour à Paris, j’en ai aussi profité pour réessayer des parfums que j’avais beaucoup aimés les fois précédentes pour voir si je confirmais mon impression ou si je ne retrouvais pas l’émotion qu’ils avaient pu me donner la première fois. Alors, seront-ils à ajouter sur ma wishlist ou non ? La réponse à travers ces quatre choix. En tout cas, je les ai redécouvert avec beaucoup de plaisir et d’intérêt et je vous donne déjà un élément de réponse en vous disant que ce sont quatre très beaux parfums qui explorent des univers olfactifs différents.
Je l’ai largement dit mais j’aime vraiment beaucoup les création de Stéphanie de Bruijn pour sa marque éponyme et j’avais eu un coup de coeur particulièrement pour « Antigone », « Montaigne » mais surtout « Le Sully » qu’elle a créé en 2020 et qu’elle décrit ainsi : « Nommée d’après le duc de Sully, qui prêta son nom au majestueux pont parisien, j’ai créé cette eau de parfum sophistiquée qui associe avec une insolente élégance le poudré de l’Iris à la puissance du benjoin, de la vanille et de l’ambre. Aussi intrépide que son homonyme, cette fragrance au caractère bien trempé saura souligner votre présence avec passion et noblesse ». C’est un parfum qui allie tout ce que j’aime, un départ poudré et doux d’iris et de. bergamote, un coeur de gardénia épicé de bois de réglisse et un fond ambré avec des notes de benjoin et de vanille. Très franchement, je l’ai aimé autant que les premières fois et je le trouve vraiment d’un chic « à la parisienne » mais j’ai également redécouvert « Montaigne » que Stéphanie de Bruijn a également créé en 2020 et dont elle parle avec ces mots : « J’ai voulu créer un capiteux oriental qui vous envoûte de ses senteurs de Pêche et de jasmin et vous offre ses fleurs de Rose à la tendre Violette. Séducteur, il ose les notes effrontées d’Ylang Ylang, de santal et de Patchouli avec une pointe d’ambre et de vanille pour vous donner envie de le suivre pour prendre le thé au Plaza Athénée. Quintessence de la Parisienne, toujours élégante et pourtant si sensuelle… ». Un départ pêche et de cassis, un coeur jasmin, rose, ylang-ylang et violette et un fond patchouli, santal, ambre et vanille. Très franchement je l’ai trouvé vraiment original et très addictif. De ce fait, entre les deux, mon coeur balance. Ce sont deux parfums très différents mais avec une même signature. Il faudra vraiment que je réessaye les deux mais ils me plaisent beaucoup. Je les trouve super élégants.
Créé par Émilie Bouge en 2010, « Farah » de Brécourt est un oriental autour duquel je tourne depuis longtemps. Je pense qu’il est à nouveau en stock en 50 ml après une très longue interruption. La marque le décrit ainsi : « Le patchouli d’Indonésie s’affirme au travers d’une note plus rarement utilisée dans la composition des féminins : la cannelle Ceylan. L’accord de la datte, un mélange de baumes (benjoin Siam, ciste-labdanum), et la fève Tonka pour l’addiction, magnifie la féminité, et transporte vers ce lieu lointain qui fascine l’inconscient collectif masculin ». Il fait partie de ces parfums qui m’ont réconcilié avec cette famille olfactive. Il s’ouvre sur des notes de cannelle et de bergamote très audacieuses et enveloppé du côté un peu cuir du styrax puis le coeur confirme cette impression avec des notes de cuir (encore !) de cèdre et de datte confite. Le fond autour du patchouli, avec des versants benjoin, muscs, tonka et labdanum est tout simplement magnifique. Très franchement, il fera partie de mes choix très bientôt surtout qu’il existe à nouveau dans un conditionnement qui me convient bien et que son prix est très raisonnable. Celui-ci, c’est certain, il sera sur la wishlist ! J’ai adoré ce parfum dès que je l’ai découvert et pourtant, il n’entre pas bien dans mes goûts habituels. Il va falloir que je franchisse le pas.
Avant de découvrir « French Flower », je n’avais pas vraiment d’affinité avec la maison Matière Première créé cette année 2022 par Aurélien Guichard mais mon goût pour la tubéreuse m’a conduit à y revenir. « Créer un bouquet de tubéreuses, constitué d’absolu et d’enfleurage de pétales de tubéreuse. Le gingembre Nigéria amplifie la blancheur de la fleur. L’essence de feuille de thé de Chine et un accord poivre vert et de poire soulignent le caractère végétal de cette fleur toute en tige ». Je dois dire que j’ai beaucoup aimé l’idée et que je trouve le côté vert du travail de cette tubéreuse atypique très agréable mais le prix du flacon m’arrête un peu. Je reconnais les qualités de la création et la beauté des splendides matières premières mais je n’ai pas forcément retrouvé l’émotion qui m’avait assailli la première fois que j’ai pu le sentir. Très honnêtement, je n’avais pas mis ce parfum dans mon top 2022 parce que je n’étais pas sûr de ce qu’il me faisait ressentir et, clairement, et même si je le trouve objectivement (si c’est possible), très très beau, je crois que je vais passer mon tour. En effet, je n’ai pas vraiment le coup de coeur, c’est inexplicable mais c’est ainsi.
« Un parfum aussi élégant que sophistiqué. Dès la première note, une fraîcheur verte et pétillante de pamplemousse et de rhubarbe éveille les sens, rapidement soutenue par un accord floral et subtil de frésia, de fleurs de lotus et de rose, apportant au parfum une sensualité inouïe, tout en douceur. La puissance du musc ne se fait pas attendre et vient s'accorder au précieux santal et à l'envoûtant patchouli en une parfaite symbiose… ». Le dernier parfum que j’ai voulu réessayer a été créé pour Jul et Mad par Dorothée Piot et a pour nom évocateur « Terrasse à St-Germain ». Il m’avait beaucoup plu dès la première vaporisation avec son départ de pamplemousse, de mandarine et de rhubarbe, son coeur de rose, de lotus et de freesia puis son fond de santal, patchouli et musc juste présent pour soutenir la fragrance. Je l’ai mis sur ma peau une fois encore et je dois dire qu’il me plait bien. Il est tout en légèreté et, en même temps, je le trouve assez tenace. Il me semble que c’est une concentration extrait de parfum. Il a une longévité et un développement que je ne lui imaginais pas. J’aime vraiment beaucoup le coeur floral et je dois dire que, dans l’idée, je le porterais facilement. Il me convient parfaitement et je pourrais tout à fait le porter pourtant, je pense que je devrais encore l’essayer avant de me rendre compte s’il me plait vraiment. J’ai encore un doute sur le fait que ce soit un coup de coeur évident ou juste un joli parfum que j’aime sentir.
Vous l’aurez compris, le seul des quatre, voire cinq parfums que j’ai réessayé et dont je suis certain est « Farah » de Brécourt. Celui-ci, je suis catégorique, je pourrais complètement me l’approprier. Pour les autres, je demeure très dubitatif. En effet, il faut toujours « faire l’entonnoir ». Il y aura un Stéphanie de Bruijn c’est certain mais je suis indécis entre « Montaigne » et « Le Sully ». Les deux autres sont des options plus hypothétique. J’aime bien « French Flower » mais, pour moi, il y a d’autres tubéreuses plus en accords avec mes goûts donc je pense l’éliminer ce qui n’enlève rien à ses qualités et je pourrais dire la même chose de « Terrasse à St-Germain » mais j’en suis moins sûr. Pour l’instant, je le garde dans un coin de ma tête. Voilà pour ce petit exercice de style. J’espère qu’il vous aura plu.
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